Le lieu : accessible, pas prestigieux
Oubliez la salle de prestige qui mange la marge. Une librairie partenaire (qui prendra sa commission en échange du lieu), un espace culturel, une école ou même une grande cour familiale font parfaitement l'affaire. Les critères sont l'accès facile, des chaises en nombre et un coin dédicace à l'écart du passage.
Négociez tôt et par écrit : date, horaire, qui fournit sono et chaises, part de la librairie sur les ventes du soir. Un accord verbal la veille est la première cause de soirée gâchée.
Les invitations : personnelles et relancées
N'invitez pas « tout le monde » en statut WhatsApp en espérant le miracle. Listez cinquante à cent personnes qui vous connaissent : famille, collègues, anciens camarades, communautés. Invitez chacune personnellement, puis relancez trois jours avant. La moitié viendra, et c'est déjà une salle pleine.
Prévoyez large sur les chaises et juste sur les livres : trente à cinquante exemplaires sur place suffisent, le réassort suivra. Mieux vaut une rupture flatteuse qu'un mur d'invendus photographié.
Le déroulé : court, vivant, vendeur
Une heure suffit : dix minutes de présentation par un proche ou un aîné respecté, dix minutes de lecture d'un extrait fort par vous-même, puis les dédicaces. C'est tout. Les longs discours officiels vident les salles et tuent les ventes.
Lisez l'extrait qui fait rire ou qui émeut, jamais le premier chapitre par principe. Terminez sur une promesse : « la suite est dans le livre ». Puis installez-vous à la table de dédicace sans traîner.
Encaisser : espèces et Mobile Money
Prévoyez les deux : de la monnaie pour les espèces et un numéro affiché en grand pour le Mobile Money, avec une personne dédiée à la confirmation des paiements. Rien ne tue une vente comme dix minutes d'attente à la caisse improvisée.
Affichez le prix en grand, en FCFA ronds. Proposez la dédicace nominative systématiquement : c'est elle qui transforme un achat poli en souvenir, et un souvenir en recommandation.